Avec Shana MATHIEU

Histoire de nuance politique

Pour chaque élection le ministère de l’intérieur attribue une « nuance » politique aux candidats sur la base d’une circulaire récapitulant toutes les nuances possibles et explicitant les règles à respecter par les préfets chargés de leur attribution.

La liste « Savigny, pour une ville humaine et engagée » avait choisi « Union de la gauche » comme étiquette de liste à la suite d’un débat et d’un vote démocratique en son sein.

Dans un premier temps la préfecture a affecté à notre liste la nuance « liste du Parti Communiste » et à la suite de mon recours gracieux j’ai obtenu l’attribution de la nuance « Liste d’union de la gauche », nuance qui respecte les dispositions de la circulaire nationale et le choix démocratique de l’ensemble des colistiers.

Je remercie Madame la Préfète d’avoir accepté notre requête et rétabli ainsi la réalité de la pluralité de notre liste.

La liste que j’ai constituée est en effet composée de citoyens portant les valeurs de la gauche dont des membres du PCF, du PS de Place Publique et des écologistes. Elle est soutenue par les fédérations départementales du PCF, du PS, de Place Publique mais aussi de l’Après et de Générations..

Le saviez-vous ?

Pour déterminer votre vote à ces élections municipales des 15 et 22 mars, vous avez reçu les programmes des différents candidats et vous constatez vous-même chaque jour ce qui va bien selon vous à Savigny-sur-Orge et ce qui va mal : l’insécurité et les incivilités, la hausse de la taxe foncière, les constructions nouvelles sans gestion des conséquences : espaces verts et circulation, équipements, etc. Et l’on peut ajouter à cette liste le lamentable état de nos routes et de nos trottoirs, les insuffisances du RER C et des bus, le manque de médecins généralistes et spécialistes etc.

Et puis, il y a tout ce que vous ne savez pas car les réunions du conseil municipal ne sont pas retransmises tant en direct qu’en différé, car vous n’avez pas reçu ou lu le magazine municipal dans lequel figure les « tribunes » régulières des oppositions.

Le maire sortant, A. Teillet a publié un bilan de son mandat dans lequel il vante les mérites de ses choix et de ses réalisations. Si bien évidemment tout n’est pas négatif dans sa gestion, les pages qui suivent vous proposent une critique objective, basées sur les faits, de l’action du Maire depuis fin 2021.

Si vous souhaitez découvrir « l’envers du décor » prenez le temps de lire ce contre-bilan, vous y découvrirez tout ce que vous ne saviez pas.
Bonne lecture !

Nous avons déjà pointé le manque de sérieux dans la gestion avec les 50 logements vacants de nos trois résidences autonomies et la braderie de notre patrimoine communal : vente de la maternelle Paul Bert pour un euro et destruction programmées des bâtiments cuisine centrale et « mille club », destruction de l’Excelsior acquis pour 1,1 M€ et tentative de cession à un promoteur des terrains communaux de la rue César Franck.

Mais qu’en est-il de ses autres affirmations ?

  • « Des dépenses maîtrisées malgré l’inflation des coûts de l’énergie » affirme-t-il
    C’est faux, entre fin 2021 et fin 2024 les dépenses réelles de fonctionnement augmentent de 14,6% (source : comptes administratifs 2021 et 2024 le compte administratif 2025 non encore présenté) dont 16,8% pour les charges à caractère général et 13,8% pour les dépenses de personnel.
    CCC
  • « Un plan de sobriété énergétique mis en place » : certes, mais avec la fermeture de plusieurs sites (cuisine centrale et mille-club, etc.). Et c’est seulement en décembre 2025 qu’un poste dédié à la gestion des fluides et au suivi des marchés d’exploitation des installations thermiques et énergie de la ville est créé « avec beaucoup de retard » concède le Maire en conseil municipal !
  • Les investissements : ils sont faibles sur la période
    • Seulement 5,5 M€ en 2023 et 2024. La ville a donc beaucoup de difficultés à mettre en œuvre les projets qui prennent tous du retard : la ville « patine » ;
    • Très peu d’investissements en 3 ans de 2022 à 2024
      • La fin du financement de la maison des associations sportives
      • La finalisation de l’acquisition de l’Excelsior et attenants ;
      • Les études pour le prochain cinéma ;
      • La rénovation de deux parkings avec panneaux solaires pour celui du Cosom et agrandissement de quelques places pour celui de la mairie ;
      • Trois cours d’école dite « Oasis » ;
      • Un bâti et l’aménagement de la crèche « les aventuriers » à Châteaubriand (27 places) ;
      • La rénovation très coûteuse des vestiaires du rugby.
  • Les investissements les plus importants se trouvent repoussés au mandat 2026-2032 :
    • Le futur centre dit « culturel » : 12,3 M€ à financer a minima à partir de 2025 ;
    • Le nouveau groupe scolaire Champagne livré en 2029 : 15,3 M€ ;
    • La rénovation-extension de l’école élémentaire St Exupéry prévue pour 2030 : 15,4 M€
  • Et A. Teillet confond son bilan avec celui du GOSB !
    • La nouvelle régie de l’eau qui génère des économies pour nos foyers c’est tout de même le GOSB qui l’a créée et nous nous félicitons que Savigny-sur-Orge l’adopte ;
    • Et la baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères relève aussi du GOSB dont c’est la compétence !

C’est en effet une priorité que de vivre en sécurité

Les données factuelles sont différentes de celles communiquées entre autres dans la vidéo Facebook d’A. Teillet : nous avons 13 postes budgétaires de policiers municipaux et pas 11 ! Faut-il comprendre que la brigade canine correspond à deux postes ?

Toujours est-il que A. Teillet n’a pas triplé les effectifs, ni même doublé, il a créé deux postes. De plus, Il faut savoir que les villes se livrent entre elles une forte concurrence pour recruter des policiers ce qui génère des difficultés pour stabiliser l’effectif et qu’il faut compter avec les départs en retraite, les absences et les congés etc.

En conséquence, sur les 13 postes budgétaires plusieurs sont souvent vacants et en conséquence nos policiers sont en sous-effectif chronique !

Ce « bilan » n’en est pas un, c’est juste la description de ce qui existerait ! Pour quels résultats ? Aucune donnée chiffrée au sujet de l’évolution du nombre d’agressions violentes, de cambriolages etc. Aucun bilan des actions du « réseau voisins vigilants » et de la mutualisation de notre police municipale avec celles de Juvisy et de Viry, etc.

  • Les affirmations d’un progrès concernant l’accueil pour la petite enfance sont trompeuses car moins importantes qu’affichées ou ne sont pas des réalisations municipales :
    • La nouvelle crèche les « aventuriers » ne dispose que de 27 places et remplace en partie celle des Près-Saint-Martin. C’est d’ailleurs un projet de l’équipe de gauche qui était aux affaires en 2020-2021.
    • La future crèche « de 60 berceaux prévue pour 2028 à Grand-Vaux » ne génère pas 60 places supplémentaires car elle viendra en remplacement de l’actuelle de 40 places qui va être détruite. Certes, 20 places supplémentaires, mais pourquoi tromper le lecteur !
    • « La création de la maison des milles premiers jours » relève de l’action départementale et pas de celle de la ville : de plus, rien de vraiment nouveau, le département a seulement rebaptisé ses maisons de la petite enfance !
    • Ce que ne dit pas ce bilan :
      • Le nombre de parents qui ne trouvent pas de places en crèches ;
      • Les horaires de nos crèches inadaptées aux conditions de travail de beaucoup de parents ;
      • La reconduction de la délégation de service publique pour la crèche « les petits fripons » plutôt que sa reprise en régie municipale.
      • Aucune mention des actions du relais d’assistantes maternelles (RAM) alors que faute de places en crèche, ce dernier est indispensable et devrait disposer de plus de moyens.
    • « Des écoles modernisées, pour mieux apprendre » 
      • Là encore A. Teillet s’attribue les mérites de ses prédécesseurs. Le groupe scolaire Ferdinand Buisson rénové et agrandi, il l’a juste inauguré ! (D’ailleurs sans inviter ses prédécesseurs de gauche)
      • Les cours « oasis » c’est bien ! Mais le plus important est d’isoler du froid et de la chaleur les bâtiments scolaires car le temps passé en classe est plus long que le temps passé dans les cours d’école !
      • « Une cantine de meilleure qualité » : c’est sous le mandat précédent de gauche que le prestataire a été choisi. Par contre cette équipe de gauche avait pour ambition de remettre en route notre cuisine centrale (confiée à Sodexo par les majorités de droite) en la mutualisant avec une commune voisine pour optimiser les coûts. Non seulement A. Teillet a abandonné ce projet, mais il prévoit de détruire la cuisine centrale et la salle « Mille club » dans le cadre de son projet de nouveau groupe scolaire Champagne.
      • Ce futur groupe scolaire (15,3 M€) a été « pensé » sans données chiffrées sur les évolutions démographiques de la ville, passées et futures, globales et par quartier, et sans aucune concertation avec les parents d’élèves, les oppositions au conseil municipal et autres acteurs de la ville. Ce groupe scolaire sera très excentré et nécessitera la destruction de bâtiments municipaux construits par Jean Marsaudon et non encore totalement amortis (cuisine centrale et Mille club).
      • La « cité éducative » c’est bien mais pourquoi A. Teillet refuse de communiquer la liste des projets prévus et les bilans des premières actions ?
    • Un oubli de taille : A. Teillet a supprimé les quelques places de colonies de vacances qui étaient proposées aux familles, à la suite de la vente de la Savinière, pour économiser 80 000 euros !

Rien en matière d’animation pour nos 15-25 ans et les actions concrètes sont limitées à quelques personnes : « 17 aides au permis » et 30 aides au BAFA » peut-on lire, mais combien de jeunes 15-25 ans à Savigny-sur-Orge ?

N’y a-t-il pas une politique globale pour notre jeunesse à construire ?

Les actions présentées dans ce bilan sont certes utiles mais marginales par rapport aux enjeux des défis climatiques et aux conséquences très concrètes du réchauffement. La ville a perdu 4 ans :

  • Pas de plan d’isolation de nos bâtiments municipaux ;
  • Pas de plan de créations « d’îlots de fraîcheur » ;
  • Destructions d’arbres anciens porteurs d’ombre sans concertation : rue Carnot en début de mandat ;
  • Peu d’arbres plantés en réalité ;
  • Le projet, heureusement avorté (provisoirement ?) de bétonner les seuls terrains municipaux encore disponibles rue César Franck ;
  • Le refus de convoquer la commission extra-municipale proposée par l’opposition que la maire A. Teillet avait pourtant acceptée. Cette commission composée d’élus, de représentants d’associations et de personnalités locales compétentes devait se consacrer à réfléchir aux mesures à prendre pour adapter la ville aux conséquences du réchauffement climatique.

« Nous avons engagés 13,5 M€ permettant des travaux sur de nombreuses rues et trottoirs »

Mais d’où sort ce chiffre de 13,5 M€ ? Rappelons que la voirie est une compétence du Gosb qui dispose d’un budget annuel de 2,4 M€ pour notre voirie… Alors, A. Teillet n’a rien pu « engager » et en tous cas pas 13,5 M€. Il faudrait qu’il nous explique car son seul pouvoir est de choisir les rues qui seront refaites par le Gosb !

Au sortir de l’hiver 2025-2026, notre réseau routier est en piteux état et la viabilité des trottoirs n’a pas avancé d’un pouce en 4 ans.

Quant à la circulation, la concertation menée est partielle et confuse car sans présentation du projet de plan de circulation général pour toute la ville. De plus, les horaires de concertation sont inadaptés pour la participation des « actifs » et tous les bilans des concertations et des expérimentations ne sont pas publiés. Aucune avancée en matière d’aménagements de pistes cyclables en continue.

L’équipe municipale a choisi « d’appliquer la loi » en matière de logements sociaux comme si cela n’était qu’une option. Non, le mal logement et le manque de logements à des prix abordables existent bel et bien et c’est au droit au logement, inscrit dans notre constitution qu’un maire doit répondre.

  • La majorité s’apprête à construire plus et finalement à détruire une part importante du secteur pavillonnaire qu’elle prétend protéger.

    En effet, l’accord avec l’Etat, soit le « contrat de mixité sociale » : A. Teillet oublie les conséquences de son « contrat de mixité sociale » : 1 830 logements supplémentaires d’ici 2031 plus 970 reconstruits à Grand Vaux soit 2 800 au total alors qu’il nous restait début 2024 que 658 logements sociaux à bâtir (hors destruction-reconstruction à Grand-Vaux) pour atteindre les 25%. Nous proposons la construction de petits immeubles 100 % logements sociaux plutôt que de 40 % à 60% seulement. Ainsi, on bétonne 4 fois moins et on protège les zones pavillonnaires.

    En outre, nous attirons l’attention sur les craintes que nous avons d’un fort dérapage des chiffres communiqués dans le contrat de mixité sociale qui prévoit à terme (horizon 2031)[1] l’édification de 2800 logements au total dont 1880 LLS (logements locatifs sociaux) et 920 logements en accession dont 700 prévus sur le site de Grand-Vaux. Au vu des différents programmes déjà passés en conseil municipal, ce maximum de 220 logements en accession nous semblent déjà bien entamé alors que nous n’avons pas encore terminé la première des 3 périodes triennales du contrat de mixité sociale.

    Le maire et son équipe a écrit que les immeubles 100% sociaux constituent des « ghettos». Le terme est lourd de sens. Ainsi, ils participent à la stigmatisation de nos compatriotes et c’est inacceptable. Il faut savoir que 70% des habitants de notre pays ont des revenus modestes voire très modestes qui leur permettraient d’accéder au logement social si ce dernier répondait aux besoins et leur éviteraient de voir grevées leurs ressources par un surcoût de loyer lié à la spéculation foncière. Avec sa conception de la mixité sociale, le maire cherche à reporter dans le temps la réponse au besoin social, à ce droit au logement inscrit dans notre Constitution.

    [1] Cf page 14 contrat de mixité sociale

  • La modification N° 2 du PLU (plan local d’urbanisme) de septembre 2021, qui aurait permis de contenir les constructions trop hautes et trop denses dans les quartiers pavillonnaires, n’a pas été reprise par Alexis TEILLET

    Sa modification N°3 consiste à supprimer la transition entre les habitats pavillonnaires et collectifs : cette mesure risque de rendre invendables et invivables les maisons qui seront à proximité d’immeubles, et va générer des programmes de logement encore plus haut.
  • Le budget « social » du centre communal d’action sociale, très faible n’est même pas dépensé

    « Notre priorité a été de maintenir des services de proximité, de soutenir les personnes fragiles et de renforcer l’accompagnement au quotidien ».

    Certains faits contredisent cette belle affirmation, par exemple : le budget des aides financières facultatives déjà très faible (35 000 €) n’est pas dépensé en totalité : 8 437,48 euros seulement en 2025, pour la quatrième de l’Essonne ! Il en va de même pour les aides en tickets-services avec un petit budget de 25 000 euros et une dépense réelle de 16 040 euros. Pourtant le taux de pauvreté à Savigny-sur-Orge ne diffère pas du taux moyen en France soit environ 14%.

  • 50 logements vacants dans nos trois résidences autonomie

    Un grand scandale dont le maire ne se vante pas ! Quel scandale social que de laisser des logements vacants alors que tant de personnes recherchent un toit ! De plus cette vacance coûte de l’ordre de 200 000 euros par an depuis 2022 : les bailleurs des résidences ne prennent aucun risque, ils perçoivent le montant du loyer que la Ville leur verse que la résidence soit vide ou pleine. La ville n’encaisse des redevances que des seuls logements occupés.

    Les causes de cette situation sont connues :
    • Le coût trop élevé des prestations à payer par les locataires en contradiction le plafond des conditions de ressources pour y accéder ;
    • Une préférence pour le maintien à domicile chez nos grands aînés qui s’accentue depuis l’épidémie du Covid.

Le maire et le centre communal d’action sociale ont été incapables en 4 ans de trouver une solution à cette situation.

  • « Près d’un million d’euros investis pour moderniser les résidences autonomie »

    Il aurait été bien de préciser ce qui a été réalisé par la ville ou par les bailleurs. Ce que nous constatons aujourd’hui, en particulier à Midol, ce sont des appartements trop vétustes pour être reloués, une porte d’entrée défectueuse entraînant des intrusions. Par ailleurs la fermeture de la cuisine de Midol, dédiée aux seules résidences autonomie et aux livraisons de repas à domicile, et remplacée par la livraison de repas industriels à la qualité relative, constitue une régression qui ne facilite pas l’amélioration du taux d’occupation des résidences.

  • « Faciliter l’accès aux soins et à la prévention »

    Quel « soutien à l’installation de professionnels de santé « ? Sauf erreur, aucune délibération du conseil municipal sur ce sujet, quels professionnels ont été aidés et comment ?

    Quant aux « deux maisons de santé (Kickers et Grand Vaux) » ce ne sont que des projets non engagés et n’ont rien à faire dans un bilan. En attendant, les saviniennes et les saviniens recherchent désespérément, pour certains un médecin généraliste référent, et pour d’autres des spécialistes introuvables sur Savigny.

    L’urgence est bien de créer un centre municipal de santé pour amoindrir les difficultés et pour développer une politique de prévention ambitieuses.
  • L’investissement de la ville dans un futur cinéma illustre bien les travers du maire sortant et de sa majorité

    Oui, la ville doit enfin retrouver un cinéma. Mais le projet du Maire, qui n’a été ni présenté, ni débattu en conseil municipal, et encore moins avec les Saviniennes et les Saviniens, est bien trop coûteux. Essentiellement, 400 places en trois salles, dont aucune n’est polyvalente, ne permettant pas de spectacles vivants : il n’y a ni scène et ni loges. De plus, lieu de rénover l’Excelsior acheté 1,1 M€ par la ville, le Maire l’a démoli pour construire un nouveau bâtiment.

    Le débat démocratique aurait permis de faire émerger un meilleur projet moins coûteux. Il est encore temps de le réviser !

  • Et le maire de s’attribuer la construction de la maison des associations sportives ! Il s’agit d’un projet d’E. Mehlhorn, amélioré par la majorité de gauche en 2020-2021 (Bâtiment plus écologique) et inauguré (sans inviter la gauche comme toujours) par A. Teillet devenu maire.

  • Il fallait en effet rénover les vestiaires du rugby, mais de là à dépenser quelques 1 M€, ne pouvait-on pas faire plus sobre ?

Les slogans et les affirmations péremptoires ne remplacent pas l’absence de résultats.

Que lit-on dans ce bilan de mandat ?

  • Des avancées concrètes pour les bus ? Non

    • Les bus 385, 292 et 492 fonctionnent de moins en moins bien. La délégation de services risque fort de générer encore plus de difficultés ;
    • Le prolongement du bus 492 ne doit rien à l’action du maire car elle est actée dans le projet T7. Malheureusement le prolongement ne se mettrait en place qu’avec l’arrivée du T7 à Juvisy-sur-Orge.

  • La mobilisation pour améliorer la desserte de Savigny-sur-Orge par le RER C et l’amélioration des conditions de transport n’a pas obtenu de résultats puisque là aussi la situation se dégrade de mois en mois.

    A. Teillet est pris dans ses contradictions : il est très ami en politique avec Valérie Pécresse Présidente de la région Ile de France et à ce titre responsable de la situation de nos transports.

  • La circulation en ville s’est dégradée avec de plus en plus d’automobilistes et les conséquences de la fermeture du pont de Charaintru.

    A. Teillet ne fait rien pour que ce dossier avance au prétexte que le pont appartient à la ville d’Epinay-sur-Orge et que cette ville est gérée par la gauche. Il attend que la droite reprenne cette mairie pour collaborer avec elle à une solution.

  • Aucune avancée en matière de pistes cyclables depuis la réalisation de celle de la Vanne, réalisation du GOSB rappelons-le.

  • Nouveau plan de circulation : absence de bilan ?

    L’absence de publication de l’objectif préconisé par la ville via le bureau d’études mandaté par elle, c’est à dire le projet complet du futur plan de circulation et les mauvaises conditions dans lesquelles se déroulent les « concertation » ne facilitent pas la compréhension des enjeux par nos concitoyens.

« Les décisions ne se prennent pas seuls : elles s’appuient sur les échanges avec les Saviniens » peut-on lire.

Ce n’est pas en répétant que l’on pratique la démocratie participative que cette dernière devient réalité :

  • Aucune co-construction pour les grands projets structurants l’avenir de la ville

    Les trois principaux engagements importants en matière d’investissement (15 M€ environ pour chacun !) que sont le cinéma, le futur groupe scolaire Champagne et la rénovation de l’école St Exupéry à Grand-Vaux ont été décidé sans aucune possibilité de débats argumentés au conseil municipal et sans aucune concertation avec les associations concernées et encore moins avec les Saviniennes et les Saviniens. Ces trois projets, certes nécessaires, sont entachés de lourdes erreurs (CF. infra). Ils auraient pu être améliorés et obtenir un accord unanime si le Maire avait bien voulu en débattre vraiment. A. Teillet ne veut pas comprendre que « l’intelligence collective » trouve toujours de meilleures solutions que celles émanant des seuls services municipaux quelque soit leur qualité par ailleurs.

  • Pendant 4 ans, A. Teillet a bien abîmée la démocratie locale :

    • Suppression de la retransmission en direct et en différée des séances du conseil municipal ;
    • Lors des conseils municipaux et des commissions préparatoires, absence de réponse à nos questions argumentées, limitation du nombre de questions orales ;
    • Acharnement à rendre « invisibles » ses opposants et cela va jusqu’à supprimer leur présence sur les photos des commémorations et autres manifestations publiques publiées sur la page Facebook de la ville. Par contre, ce sont des dizaines de photos de M. Teillet qui sont publiées chaque semaine sur les réseaux sociaux et dans le magazine papier. Ajoutons le refus de permanence en mairie et refus d’affichage sur les panneaux officiels pour notre députée Claire Lejeune et refus de la nommer lors des cérémonies commémoratives (dépôts de gerbe, salut aux drapeaux)

  • Les possibilités pour les Saviniens d’être « citoyens » empêchées par le mode d’exercice de la fonction de Maire de Teillet

    « Être citoyen, c’est développer son esprit critique, s’informer, débattre et être force de proposition. » (Interview de Corinne Gardella lors de la campagne municipale 2021)

    Nos concitoyens ne peuvent participer à la vie communale que lors des concertations légalement obligatoires (PLU, ZAC, etc.) et lors des deux réunions annuelles des comités de quartier. Ces réunions sont utiles, régulières et permettent l’échange de nombreuses informations.

    Mais souvent les date, horaires et lieux de ces réunions les rendent inaccessibles à celles et ceux qui travaillent et prennent les transports en commun défaillants : le meilleur exemple est la dernière concertation Zac Cœur de ville-gare qui s’est tenue à la maison des associations sportives et fin d’après-midi !

    Une autre organisation des réunions des comités de quartiers pourrait permettre une meilleure participation :
    • L’ordre du jour n’est pas publié en amont et il est fixé par la seule majorité ;
    • Les participants doivent attendre la fin de la réunion et subir les sujets imposés par la majorité pour enfin poser leurs questions hors ordre du jour.
    • Compte tenu de la disposition de la salle, tribune/ spectateurs, les échanges ne se font qu’entre « le maire » et « le public » sans guère de possibilité d’échanges entre les participants, ce que permettrait une disposition plus en « cercle ».

Le constat est aussi que « ce sont toujours les mêmes » que l’on retrouve lors des ateliers et réunions dits de concertation dont beaucoup de retraité(e)s.

Ajoutons à ces constats celui les difficultés pour un certain nombre d’associations d’obtenir une salle pour leurs réunions quand ce n’est pas un refus sans justification valable.